Madame S En librairie

25 Oct 19

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Cette enquête historique aux allures de thriller met à jour des aspects méconnus de la vie de cette femme que l’on présente toujours comme une « putain de la république ».

Sous une forme romanesque, même s’il s’agit de recherches rigoureuses, ce livre interroge les pulsions qui alimentent un tel traitement des figures féminines dans la France républicaine d’hier et d’aujourd’hui ainsi que la résurgence connexe du machisme et de l’antisémitisme, puisque Marguerite Steinheil était, auprès de Félix Faure, la voix des dreyfusards.

C’est elle « la connaissance »  du Président Félix Faure qui serait partie par l’escalier de service, après qu’il commença d’agonir dans ses bras à l’Élysée, le 16 février 1899.

Cet épisode tragi-comique de l’histoire de France a pourtant d’autres racines et prolongements, enfouis sous le marbre républicain. Car la vie de cette femme, qu’on continue à présenter tantôt comme une putain de luxe, tantôt comme la victime écervelée de son tempérament hystérique, recèle de nombreuses surprises et rebondissements que cette enquête historique dévoile pour la première fois.

La vie de de Marguerite Steinheil, la mort de Félix Faure ainsi que l’Affaire Steinheil  – les assassinats de sa mère et de son mari dont elle fut accusée –   trouvent ici un dénouement inédit grâce à la découverte de nouvelles sources historiques. Elles démontrent non seulement des liens directs avec l’Affaire Dreyfus, mais également la place centrale et ignorée d’Aristide Briand dans ce qui reste un des plus grands scandales judiciaires de la IIIème République.

La vie de Marguerite Steinheil, c’est le reflet d’une époque indispensable à la compréhension de la nôtre. Traversée par cet inlassable combat mené par les réactionnaires contre la République laïque, à l’époque de l’éruption d’un antisémitisme moderne qui fracturera durablement la France, elle met aussi en lumière le sexisme d’une époque, qui perdure aujourd’hui dans le traitement médiatique récurrent qui associe aujourd’hui encore cette femme à la figure symbolique de « putain de la République ».